‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 385 sur 504 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

Ibid., pp

sein de la barbarie et de la superstition, ont trouvé des ennemis acharnés dans cette foule d’'Ecrivains qui se vantent de n'avoir pour guides que la raison et l’amour de la vertu f. »

On s’efforce d'appuyer le Tolérantisme sur un second principe: « c’est que tous les cultes reçus parmi les différentes nations doivent être envisagés comme des manières également légitimes d’honorer la Divinité, et PEAR les sentimens que la Religion nous prescrit à son égard? ». Il ne suffirait pas, pour le démontrer, de recourir aux ares tirées des Livres saints; car « les yeux de nos sophistes ne sont pas encore préparés à soutenir l'éclat de cette lumière ». Du moins peut-on les convaincre « en les rappelant aux principes de la Religion naturelle ».

« Répondez-moi donc, vous qui considérez toutes les Religions comme des institutions indifférentes en elles-mêmes, et uniquement fondées sur les lois civiles et les coutumes nationales : étendrez-vous cette tolérance jusqu’à ces cultes impies qui outragent la Divinité, qui l’anéantissent par des dogmes incompatibles avec ses attributs les plus essentiels, jusqu’à ces cultes inhumains et licencieux qui honorent un Dieu de paix par des homicides, un Dieu de sainteté par la débauche et la prostitution ? N’exigerez-vous pas pour première condition du culte religieux qu’il ne renferme rien de contraire aux notions que. la raison nous fait concevoir de l’Étre suprême, et aux devoirs qu’elle nous prescrit, qu’il affermisse, qu'il consacre les grandes vérités de la morale, et que les hommes y trouvent de nouveaux motifs de s’attacher à la vertu#? » Aïnsi « l'intérêt de l’humanité et les premiers principes de la loi naturelle » forcent l’indifférent à admettre une première exception à son principe.

Mais il en est une seconde. Le culte est la manifestation extérieure de la croyance: « Il faut donc, si l’on ne veut peint en imposer aux autres et se mentir à soi-même , que les actes extérieurs de Religion soient conformes à la croyance et aux sentiments intérieurs. Quiconque trahit sa Religion se rend coupable de sacrilège et d’imposture. L} impiété déclarée serait peut-être moins dangereuse que cette lâche hypo-

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