‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 389 sur 504 · bid., pp · texte numérisé non relu

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conviennent donc tous que la tolérance est impossible et per-

. >, micieuse !, et c’est ce que dans les paragraphes suivants l’au

teur s'attache à montrer en développant un nombre considérable de preuves : Mission des Apôtres reçue de Dieu même; où sontles preuves dela mission des philosophes ? — nécessité de la religion pour le bonheur et le repos de l’homme — consentement universel des peuples qui tous ont eu une religion publique? et jamais ne furent tolérants3.

Dira-t-on que pour éviter les excès du fanatisme, le seul remède est l’indifférence ? D'abord le remède est pire que le mal; c’est comme si l’on voulait étouffer l’attachement aux lois et aux mœurs sous prétexte que tous les peuples ne peuvent avoir les mêmes lois niles mêmes mœurs. Ensuite, il est encore moins aisé de rendre tous les hommes athées et indifférents que de leur donner à tous la même religion #. Enfin, « l’indifférence pour la religion ne peut accorder même les Philosophes ; les uns sont Déistes, les autres Matérialistes, les autres Sceptiques, et ils veulent que cette indifférence accorde tous les hommes. Il est cent fois plus absurde de vouloir faire régner une maladie générale et uniforme, que de vouloir procurer une santé universelle? ».

Concluons done que « l'indifférence des opinions est absurde ; il est dans la nature de l’homme qui raisonne, ou qui croit raisonner, d’attacher de l'importance à ses opinions, de demeurer ferme dans ce qu’il prend pour la vérité, de vouloir prouver qu'il à raison, gagner des partisans, amener les autres à ses idées, L'indifférence est encore plus impossible quandil s’agit de choses qui intéressent par elles-mêmes ; telle est la Religion, puisqu'elle doit décider de notre sort en ce monde et en l’autre »,

Enfin, dans la troisième partie de son Traité historique et dogmalique de la religion, autome X, chapitre vir, article 4. Bergier examine le reproche d’intolérance qu’on adresse parfois au Christianisme. [l montre d’abord en quel sens le Christia-

1. BERGIER, Traité, etc., t. IV, $ 8, pp. 10-14. 2. Ibid., pp. 14-17.

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