‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 406 sur 504 · ENT · texte numérisé non relu

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prenoit à la Religion assez d'intérêt pour la combattre : on 8e biquoit de raisonner l’incrédulité, on discutoit, on examinoit. Aujourd’hui, il en est des vérités les plus importantes comme dé ces bruits de ville dont on ne daigné pas même S'informer. Que le christianisme soit vrai où faux, qu'il ÿ ait où non un Dieu, que l'âme survive au corps où périsse avec lui, rien de tout cela n’est digne d'occuper ui moment l’attentiont, » La déchéanée morale doit suivre forcément une décadence intellectuélle aussi scandaleuse : « Que parlez-vous aux homres dé devoirs ? ils né connaissent qué dés besoins et des plaisirs ; tout lé réste est nül pour eux; ce qui les intérésse uniquemént, c’est leur bien-être physique? »; égoisme, cupidité, mépris de l'honneur et de la probité, immorälité calculée et systématique pénètrent partout, ét c’est en vain qu’on cherche à les réprimer avec des lois. Le mal, « cette léthargique apaihie se propage d’une mañièré effrayanté parmi les Chrétiens mêmes ». € Voilà ce qui doit faire trembler sur le sort de la Religion ; car enfin 1l y a dés moyeñs de convaincre un incrédule, mais comment se faire écouter de l’indifférent ? commént ramener aux principes religieux des hommes qui ont vieilli däns un athéisme pratique, et dotit lé cœur profondément per- Vérti né peut pas plus désormais s'ouvrir à la vertu que leur

raison à la lumière ? »

Lä religion est done, pour les aüteurs dé cette brocliure, lä seule puissance capable de défendre les doctrines vrai ment spirituellés. Et si nous n'oublions pas que, pour Félicité de La Mennais, Spirilualilé est déjà synonyme de véritable iberté, tandis que malérialisme signifie déja servit udé, aloës seulement nous compréndrons l'originalité de ces pages et leur véritable portée.

Les ouvrages que nous avons analysés nous permettent de iüus faire une assez exacte idée de l’état de la question de l’Indifférencé en matière de Religion eñ 1809. Déjà c’est à l'indifférence systématique que l’on s’en prend. On a dis-

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