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gions, même la religion naturelle, comme indifférentes, soit qu'il s'agisse du Lloris mitigé, pour qui il n'y a que certains be soit dans la religion naturelle, soit dans la religion révélée, dont la foi et la pratique soient absolument indispensables et faciles pour tout le monde. Cette dernière forme du tolérantisme comprend une multitude de branches, depuis Jurieu et Calixte qui ont admis plusieurs dogmes tn damentaux dans le christianisme, jusqu’à Locke et Chilang: worth qui l’ont réduit à la foi en Jésus-Christ nee comme envoyé de Dieu, et à l’admission de l’Ecriture sainte, et même Jusqu'à REY car 1l étend la tolérance à toutes les religions positives qui ne contredisent pas la religion naturelle !.
Ici se trouve esquissé déjà le plan d’une partie considé-
rable du premier volume de l’Essai; celle où l’abbé de La
Mennais montrera successivement l’erreur des trois systèmes
auxquels se réduit l'indifférence dogmatique : le premier,
c’est-à-dire « la doctrine de ceux qui, ne voyant dans la Religion qu'une institution politique, ne la croient nécessaire que pour le peuple? », n’est en effet qu'une application du tolérantisme absolu ; le second et le troisième sont les formes
mêmes du tolérantisme mitigé, distinguées par l'abbé Teysseyre : le second « ou la doctrine de ceux qui, tenant pour douteuse la vérité de toutes les Religions positives, croient que chacun doit suivre celle où il est né, et ne reconnaissent de Religion incontestablement vraie que la Religion naturelle> »; le troisième, ou « doctrine de ceux qui admettent une Religion révélée, de manière néanmoins qu’il soit permis de rejeter les vérités qu’elle enseigne, à exception de quelques articles fondamentaux #. »
La suite du plan indiqué par l’abbé Teysseyre ne dessine pas moins nettement à l'avance les positions maitresses des quatre derniers chapitres du premier volume de lÆssai sur l’Indifférence. L'auteur y démontrera « que la Religion, s’il en existe une véritable, est d’une importance infinie pour
l’homme, pour la société, pour Dieu même ? », afin de dé-
Arch. de Saint-Sulpice. /nstr. dogm. de M. Teysseyre pp. 18-19. . Essai sur l’'Indifférence, ete., t. I, chap. 1.
. Ibid., chap. Iv.
. Ibid., chap. vi.
.1bid., 5° éd:, p. 157.
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truire ainsi çun des fondements de l'indifférence dogmatique! ». Or l’abhé Teysseyre montre que l’on renverse le tolérantisme en prouvant que la religion catholique, dans l'hypothèse où elle est véritable, est le seul moyen : 1° absolument indispensable ; 2° facilement praticable, pour procurer la gloire de Dieu et le salut des hommes ?.
Et d’abord elle est indispensablement nécessaire. On le prouve par l'autorité de la religion catholique, par la raison, enfin par l’autorité du consentement de toutes les sectes de l'univers pendant tous les siècles avant la naissance moderne du tolérantisme*.
L’argument d'autorité, qui implique la eroyance à la révélation, soit qu'il invoque l'autorité de l’Écrilure sainte, soit qu'il fasse appel à l'autorité de la Tradition, suppose toujours chez les folérants auxquels il s'adresse quelques vestiges de christianisme +
Cet argument, disons-le en passant, est le nerf de la démonstration dirigée, dans le sixième chapitre du premier volume de l’'Essai sur l'Indifférence, contre « la doctrine de ceux qui admettent une Religion révélée; de manière néanmoins qu'il soit permis de rejeter les vérités qu’elle enseigne, à l'exception de quelques articles fondamentaux ». La Mennais v démontre en effet qu'abandonnée l’autorité de la religion catholique, le système des points fondamentaux entraine nécessairement ses partisans au déisme, puis à l’athéisme, en les livrant à toutes les fantaisies du sens propre.
Le second argument fait appel à la raison. [l consiste à montrer que, posée la vérité dela religion catholique, les preuves de sa nécessité méritent d’être examinées. Comme la religion catholique comprend une partie naturelle et une partie surnaturelle, Pexamen portera successivement sur chacune de ces parties, dans chacune desquelles il faudra encore distinguer la morale, les dogmes et le culte.
Les apôtres de l'indifférence ne consentiront sans doute pas à étendre leur système jusqu’à la croyance et à la pratique des doctrines opposées aux bonnes mœurs, L'auteur pose successivement la question à trois points de vue : rela-