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608 LE PREMIER VOLUME DE L’ & ESss4i SUR L'INDIFFÉRENCE »
réligion chrétiénne presctile par les lois dé l'Etat, ét, pour.
comblé d'injustice et dé ridicule, sé plaighait qu’on le poursuivit comme pérturbateur du repos public à Paris et à Genève, lui qui voulait qu'on traitat de la sürte quiconque s'élève contré la religion consacrée par les lois du pays.
Peut-être dirä-t-on qu'il faut tolérer toutes les religions à l'exception des religions intolérantes !? Mais quelle religion ést (claratité à l'égard dés autres? Au sens religieux du mot, l'intolérance ést un dogme fondamental däiis tous les siècles et dans tout l'univers. Faudra-t-il donc, nouvelle inconséquence, au nom de la tolérance, persécuter toutes les religions et toutes les sectes de l'univers ?
Mais ce système n’est pas séülemiëént prodigieux d’iiconséquerice ; il est encore ün prodige d’ibsurdité et d’impiété dans l'hypothèse où là sétile religioti catliüliqué est véritable ?.
Cat, à se placer d’abord uniquément äü point de vüé naturel, on ne saurait niër qué la religion catholique, sans être nécessaire, Soit du moins éxtrémement utile pour qué l’homme vive de manière 4 procurer là gloire de Dieu ét lé salut de son âme. La raisohi ne nous dit-elle pas que nullé religion n’a des dégines plus capables d’éloigier du vice ët de faire aimer là vertu? que nulle n’a dne morale aussi pure, aüssi parfaite qué la morale évangélique ? ni un culte plus prôpre à toürrir la piété et à faire germer les vertus? ? Si nous ConSultons l'expérience, il nous suffira de coniparer l'état de lunivers avant ét après Jésus-Christ, l’état des Sociétés chrétiennes avec Pétat des sociétés juives, ritisulmanes, idolâtres, et de noüs rappeler dañs otre conscience même, l’admirablé transformation accomplie par notre première Coinmunion, pour être obligés d’avouerles immeñses et prodigieux bienfaits du christianisme . Enfin les aveux des incrédulés achèveront dé nous convaincre : quels éloges magnifiques ne font-ils pas de la religion chrétienne ! Rousseau la protlime seule divine et véritable; et les incrédüles disent soüvétit qu’ils envienit le sort des croyants”.
Ainsi, comme il faut embrasser non seuleriént les moyens
1. Arch. de Saint-Sulpice, /nstr. dogm. de M. Teysseyre, pp. 35-37. 2. IBId bc 07e 3. Tbid., p.88.