LEUR
1. Arch. de Saint-Sulpice, /nstr. dogm. de M. Teysseyre, p. 45. 2. Ibid., pp. 45-49.
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2° Tous les pasteurs et tous les fidèles biens mal entendu le symbole sur les trois articles de l'Église, de la Communion des saints, du baptême;
3° Tous les pasteurs et les conciles auraient tenu une conduite pleine de calomnie et d’erreur, en traitant calomnieusement et injustement les hérétiques et les schismatiques comme hors de l'Eglise et de la voie du salut;
4e Tous les hérétiques et schismatiques auraient été fous d'accepter cette doctrine qui les condamne ;
° Les aveux même de Jurieu sur la force du consentement commun visnnent appuyer cette opinion !.
Le second argument, l’argument de raison, ést ici présenté d’une manière un peu différente de celle que le premier mémoire avait adoptée. Il consiste à montrer la fausseté du tolérantisme considéré dans ses principes ét ses suites funestes. Mais il réduit tout le tolérantisme uniquement au système des points fondamentaux, puisqu'il commence par résumer ainsi le principe qui sert de base au tolérantisme: Il y a dans le christianisme un certain nombre de vérités fondamentales qui seules sont nécessaires pour procurer la gloire de Dieu
et le salut de l’homme, et dont la foi au moins implicite est si nécéssaire, qu'on ne peut les nier formellement sans être hors de l'Eglise et de la voie du salut, tandis qu’on peut combattre jee autres vérités moins fondamentales, même de mauvaise foi, sans cesser d'appartenir à l’Église et de pouvoir parvenir au salut?
Or, on doit rejetér ce système, d’abord comme téméraire, faux et illusoire dans son principe considéré spéculativement. Car s’il ébait révélé, comme il serait de la plus grande importance pour maintenir la paix dans l’Église, il devrait être avant tout clairement exprimé dans la tradition et la pratique de toutes les Églises dans tous les siècles. Or, bien au contraire, il est inoui dans l’enseignement et la pratique de toutes los églises de l’univers pendant mille six cents ans ; et même, il y est formellement contredit, puisque tout schisme formel et opiniâtre, et la plus légère hérésie ont toujours été regardés comme excluant de l'Église et du salut. C’est donc un principe téméraire ; mais, de plus, il est faux et illu-
1. Arch. de Saint-Sulpice, /nsir. dogm. de M. Teysseyre, pp. 50-51. 2. Jbid., p. 53.