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saurait être indifférente ni à l’homme, ni à la société, ni à Dieu ; la démonstration que l’indifférence par rapport à la religion non seulement naturelle, mais révélée, conduit progressivement celui qui s’y abandonne jusqu’à l’athéisme ; la réfutation de Rousseau qui, pour avoir fait bon marché du dogme et du culte, doitsacrifier jusqu’à la morale; la critique victorieuse, au moins esquissée du système des points fondamentaux, autant de pierres d'attente posées par l'abbé Teysseyre, autant de jalons précieux pour l’œuvre future et rêvée qu'un autre réalisera.
Mais, encore une fois, il n’est rien dans ces matériaux à quoi la tradition de l'Eglise ne puisse souscrire sans réserve : point de nouveauté, point de hardiesse ni de forme ni de pensée dans l’argumentation d’un Teysseyre. Et déjà nous pouvons pressentir que le principal intérêt de l’enquête que nous conduisons ici sur le premier volume de l’Æssai sur l’Indifférence, sera de découvrir dans cette œuvre retentissante, lPamalgame précieux, mais inquiétant déjà, de l’esprit nouveau à cet esprit ancien dont nous nous efforçons de résumer et
de condenser à présent les tendances.
Car, en même temps qu'il animera de son éloquence ardente
et passionnée, une argumentation trop pesante, Pabbé de
La Mennais s’orientera déjà dans les voies nouvelles et hardies où l’égarera son audace. Sachant maintenant à quelles sources il à puisé, ce qu'il doit au passé, nôtre tâche est bien simplifiée qui consiste à séparer, dans l’œuvre que nous abordons enfin, la tradition des nouveautés.