‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 440 sur 504 · lbid., p · texte numérisé non relu

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les religions ne se ressemblent pas et même se contredisent; mais il y a certains points qui leur sont communs à toutes, et j'en demande la raison!. » On ne résoudra la question « qu’en supposant une tradition générale plus ancienne que les législateurs, c’est-à-dire une Religion antérieure aux institutions humaines et aux lois positives ».

Je prie qu’on s’arrête quelque peu sur cette partie de l’argumentation. L'écrivain que déjà nous avons vu, dans la Tradition de l'Église sur l’Institution des Évéques dépasser Bossuet, Bonald et Saint-Sulpice dansle sens ultramontain, l'apolôgiste indépendant et que la logique entraine s’y révèle une fois de plus: nous chercherions vainement, et pour cause, cette sorte d’argument dans les cahiers de Saint- - Sulpice ou les notes de l'abbé Teysseyre. C’est à Bonald : qu'il le doit, à Bonald qui distingue la religion primitive, ou - patriarcale, ou naturelle, on ne l’a pas oublié, la religion de 4 la famille, correspondant à l’état naturel, primitif de l’homme, de la religion accomplie, perfectionnée, correspondant à l’état social développé, accompli. Cette distinction était, en un - sens, inspirée par Rousseau; une logique un peu trop serrée pouvait, en l’interprétant, l’en rapprocher encore; et c’est ‘ainsi que l’abbé de La Mennais retrouvant dans la religion de tous les peuples les dogmes de la religion primitive, affirme d’une manière bien inquiétante (car elle restitue, sans qu’il paraisse s’en apercevoir, le système des points fondamentaux, qu'il va, quelques pages plus loin, expressément condamner) : c’est ainsi, dis-je, que l’auteur de l’Essai déclare : « qu’en ce qu elles ont de faux, les religions ne se ressemblent pas, et même se contredisent ; mais, ajoute-t-1l, il y a certains points qui leur sont communs à toutes? ». C’est là, déclarait Rousseau, le véritable christianisme, qui n’est autre que la religion naturelle ou l'institution religieuse universelle; et La Mennais le suit sur ce terrain glissant, mais en prétendant faire la preuve que cette religion naturelle, nécessaire, universelle, n’est pas le déisme, comme le: prétendait Rousseau, mais le catholicisme avec tous ses

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