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or de considérer le culte extérieur comme une simple affaire de police, tout à fait indifférente en soi. Mais, observe abbé de La Mennais, « en toute Religion, le culte, intimement lié au dogme, n’en est, pour ainsi dire, que l’'expression, en sorte que l'on ne peut boue nt nier l’un et pratiquer l’autre. Ainsi, dans la Religion catholique, le saerifice de la messe suppose la présence réelle de Jésus: Christ, sa divinité, etc. La confession suppose, dans les prêtres, le pouvoir de lier et de délier, et de même des autres sacrements! ». Le système de Jean-Jacques Rousseau « n’est donc que lé pur déisme, espèce de secte qu ’enfanta le socinianisme, vers le commencement du seizième siècle? ». Le protestantisme devait, de chute en chute, y parvenir: « La souveraineté de la raison humaine en matière de foi, dogme fondamental du protestantisme, est aussi le fondement du déisme, et son caractère distinctif est l’exclusion absolue de toute révélation? ». |
Mais d’abord, « c’est un fait remarquable qu’il n’exista dans aucun temps de peuple déiste, que tous ont eu des Religions qu'ils croyaient révélées, des Religions par conséquent opposées à la raison et à la nature“ ». Si d’autre part on demande « en quoi consiste cette Religion de la nature et
de la raison, cette Religion essentielle à l’homme, et dont
néanmoins l’homme n’a jamais su se contenter », on devra reconnaitre que jamais les déistes n’ont pu s’accorder entre eux sur les éléments de cette religion naturelle. « Toute religion se compose essentiellement de dogmes, de culte et de morale. » Or, quant aux dogmes, on trouve’ autant de sym-. boles que de déistes; et tous ces symboles différents semblent
ne convenir qu'en un point: l’existence de Dieu. Le déisme
se ramène donc à la seule croyanee à l’existence de Dieu. « Mais je soutiens, ajoute l'abbé de La Mennais, que, dans leurs principes, on peut légitimement nier ce dogme, et même qu’on le doit quelqueloisô. »
En effet, le principe fondamental de Rousseau et des