‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 447 sur 504 · Essai sur l'Indifférence, t. I, chap. v, p. 121. 2. Ibid · texte numérisé non relu

Essai sur l'Indifférence, t. I, chap. v, p. 121. 2. Ibid

Ibid 0 1e.

. Ibid.

. Ibid., p. 124.

. Ibid., p. 128.

. Ibid., p. 130.

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LA CRITIQUE Pr

déistes, entre autres Bolingbroke, condamnent comme « une illusion fantasque! » cette doctrine d’après laquelle il existe « un instinct ou sens moral? », Rousseau lui-même avoue que la conscience ne fait pas connaître le bien à l’homme; « mais sitôt que sa raison le lui fait connaître, sa conscience le porte à l’aimer; c’est ce sentiment qui est inné». « L’unique juge des devoirs comme de la foi est donc, en dernier ressort, la raisonë. »

Mais s’il en est ainsi, que conclurons-nous, « sinon que, dans le système de la Religion naturelle, les devoirs ne reposant que sur la raison qui souvent nous trompe, n’ont aucune règle certaine, et que la morale du déisme est aussi vague, aussi indécise, aussi peu fixe que ses dogmes »? Ainsi « le déisme qu’on nous représente comme la Religion de la nature, la seule Religion essentielle à l'homme, est la destruction de toute doctrine, de tout culte, de toute morale, et Condorcet avait raison de nier qu'il existât une Religion purement naturelle® ».

Le déisme a donc pour base l'indifférence la plus absolue pour la vérité. Fondé sur le seul raisonnement, il « conduit la raison à se renier elle-même ». Et cela n’a rien d’éton-

nant : après avoir montré la faiblesse de la raison, il veut

que sans aucun appui, elle « soit l’arbitre exclusif de La foi. Or, prendre notre propre esprit pour unique règle de croyance, repousser avec dédain les vérités qu'il n'aurait pas découvertes immédiatement, interdire à Dieu le droit de nous révéler par une autre voie quelques-uns des secrets de son être, qu'est-ce autre chose qu’enchainer sa sagesse et sa puissance, l’asservir aux lois qu’il nous plait de lui dicter, et soumettre l’éternelle raison à notre raison débile? » ? Com-

. ment osons-nous dire à Dieu: « Voilà le seul moyen que

nous te permettions d'employer pour nous éclairer? Et si ce moyen est insuffisant, si vous convenez vous-même que notre raison sans principe n'est propre qu'à nous égarer

1. Essai sur l'Indifférence, t. I, chap. v, p. 131. 2. Ibid., p. 132.

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