‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 45 sur 504 · Inédit. Zbid. 5 avril · texte numérisé non relu

Inédit. Zbid. 5 avril

contentement général qui porte principallement sur la Reine et le Prince de la Paix qui depuis assez longtemps ne se voyent que politiquement. Le favori a montré la plus grande ingratitude pour sa bienfaitriee!. »

La curiosité satisfaite, on s'occupe des travaux des champs, et Dieu sait avec quelle ardeur et quel soin notre Féli s'y applique: il a, dès la mi-janvier, fait commencer la taille des arbres; il va, de concert avec Jean-Marie, planter des patates ; il s’inquiète de fumer la terre : le temps est-il venu ? faudrat-il employer tout le fumier de l’étable ? en faudra-t-1l mettre partout ? Son père le tranquillise. Il ne faut pas faire de très bonne heure une grande couche, ni surtout aller dépenser tout le fumier des vaches?. En mars, Féli sème des glands de liège et rêve d’une serre à construire. Et les orangers ? on ne doit pas les sortir avant la mi-may, et encore, si le temps est beau ; « mais dès la mi-avril ouvrez la fenêtre du midi

‘toute la journée, et arrosez plus que dans l'hiver, voilà la

meilleure méthode ». Du reste, tout ce qu’ils décident et tout ce qu'ils exécutent, M. de La Mennais est résolu à le trouver pour le mieux: il leur a cédé la main, à distance on ne peut juger aussi bien que sur place.

Mais nos gentilshommes campagnards ont d’autres préoccupations plus graves, auxquelles il faut bien cependant revenir. Félicité, qui s'intéresse aux études de Jean-Marie, s’en entretient naturellement avec lui. Chateaubriand à préparé les voies en détournant l'attention sympathique de Félicité vers la religion. Il a la curiosité religieuse. Seulement, Chateaubriand, qui l’a réveillée, ne Pa pas pleinement satisfaite.

Sans doute, au milieu des magnificences verbales qu'il prodigue à toutes les pages, et parmi ces chants d’un poète inspiré, de fortes pensées se recueillent, souvenirs des démonstrations passées, ou même inventions du génie, fé-

1. Inédit. Arch. des Frères, n° 110, 11 juillet 1803. 2. Ibid. Lettre inédite du 1er février 1803.

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