‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 450 sur 504 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

jamais qu'on portât la plus légère atteinte aux dogmes révéés! ». Tous sont d'accord pour condamner quiconque nie un seul article de la doctrine de Jésus-Christ. Enfin parce que « tous les Pères, tous les conciles, tous les chrétiens, soit catholiques, soit hérétiques, ont ignoré, jusqu’à la Réforme, la distinction de dogmes fondamentaux et non fondamentaux ; ils ont cru qu’il ny avait qu’une seule foi par laquelle on püt être sauvé, qu'une seule Eglise qui proposät cette foi, excluant du salut toutes les sectes séparées de cette unique et véritable Eglise. Or, si une erreur de cette importance à pu régner universellement pendant seize siècles. le Christianisme est évidemment faux, puisqu’un envoyé divin n'a pu enseigner une erreur dont les conséquences sont si terribles ? ».

Les protestants ne peuvent pas non plus appuyer sur la raison le système des points fondamentaux. En effet, les partisans de ce système montrent aux déistes qu'une Religion est nécessaire, et qu'il existe par conséquent une vraie Religion; mais que la raison ne peut déterminer cette vraie Religion, puisqu'elle ne fait que nous égarer jusqu’à l’athéisme, et que, par suite, «il est nécessaire aussi que Dieu révèle cette vraie Religion? ». Mais ils veulentfaire un choix dans cette révélation : « Dieu révélera aux hommes des vérités nécessaires à l’homme, etles hommes ne seront pas obligés de croire Dieu,et ils resteront maitres de rejeter les vérités que Dieu leur révèle. Alors, à quoi bon une révélation‘ ? » Et n'est-il pas « infiniment plus absurde de prétendre qu’il soit permis de nier une partie seulement de la révélation que la révélation tout entière? » ? Si le déiste rejette la révélation, c’est qu'ilne eroit pas que Dieu ait parlé; mais que penser du chrétien de Jurieu qui, rejetant une partie de la révélation qu’il croit divine, « attribue à l’homme le droit de préférer, en une foule de circonstances, sa propre raison à la raison du Souverain Etre, et de désobétr à ses lois 6» ? Sans compter « que tous les points de la foi chrétienne s’enchainent étroitement l’un à l’autre », et que « où tout se tient, tout est essentiel ? ». Enfin, admettre la révélation, c’est croire

. Essai sur l'Indifférence, t. 1, chap. vi, p. 166. . Ibid., p. 167.

. Ibid., p. 168.

. Ibid., pp. 168-169.

. Ibid., p.169.

. Ibid., p. 170.

. Ibid.

Je R

L'ile ut tite À re à: de ton à Le.

> btgisities side À © viele à His ea dé 3

Page 1