‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 451 sur 504 · SAN PEER · texte numérisé non relu

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les vérités révélées sur l’autorité de Dieu qui nous les révèle ; « or, cette autorité étant la même, quelle que soit l'importance relative des vérités divines, c’est nier l’autorité sur laquelle elles sont toutes fondées, c’est renverser la base de la révélation et la livrer sans défense aux déistes ! ».

‘Fous les efforts des protestants pour découvrir un moyen sûr et facile de distinguer les points fondamentaux des autres échouent en effet « sous le triple rapport des dogmes, du culte et de la morale ? ».

Quant aux dogmes, s’ils allèguent la règle du sentiment, et prétendent qu’on sent les vérités fondamentales comme la lumière, la chaleur, le doux, l’amer, que répondront-ils au déiste qui prétend ne sentir que la Religion naturelle, ou à l’athée qui ne sent rien du tout3? Diront-ils que les articles fondamentaux se reconnaissent à la liaison qui existe entre eux et le fondement du Christianisme ? « Jamais les protestants n’ont pu convenir entre eux de ce qui constitue le fondement du Christianisme # », outre que ce fondement ne pouvant consister qu'en des vérités fondamentales, la règle se réduit à cet aphorisme : « on reconnaît le fondement du Christianisme à sa liaison avec le fondement du Christia-

nisme? ». S'ils allèguent enfin la règle de l’unanimité, en dé-

clarant que « tout ce que les chrétiens ont cru unanimement et croient encore partout, est fondamental et nécessaire au salut », la règle est en somme « de ne croire à rien, ou de ne croire que ce qu’on veut; car, comme il n’est pas un seul dogme qui n’ait été nié par quelque hérétique, il s’en suit qu’il n'existe pas de vérité fondamentale, et que c’est perdre son temps que de les chercher 5 ». Et c’est pourquoi la Réforme, ne pouvant s’en tenir au système des points fondamentaux, se fit d’autres règles, du vivant même de Jurieu, et Bossuet lui montra dans le Sixième Avertissement aux protestantsqu’ilne pouvait en contester aucune : 19 « Qu'il ne faut reconnaitre d'autre autorité que l’Écriture interprétée par la raison »; 2° « que l’Écriture pour obliger doit être claire » ; 3° « qu’où

. Essai sur l’Indifférence, t. 1, chap. vu. p. 171. . Ibid.

. Ibid., pp. 172-173.

. Ibid., p. 173.

. Ibid., p. 174.

. Ibid:

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