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bonheur est attaché. Enfin, comme autrefois, aux heures décisives où se livra dans son esprit et dans son cœur le combat qui le ramena du Vicaire savoyard à l'Eglise, Pascal et Bonald furent ses deux plus fermes soutiens, c’est leur pensée dont il s’arme ici pour frapper la philosophie et la convaincre d’impuissance, c’est en compagnie de ces deux champions qu'il combat. Mais Saint-Sulpice, encore une fois, tout en les admirant l’un et l’autre, n’a pas fait sienne leur doctrine; au jeu périlleux d’un Pascal qui ruine toute la sagesse humaine pour asseoir victorieuse la foi sur ces ruines, il préfère toujours le développement raisonnable des preuves léguées par la tradition. Celles-là n’ont point suffi jadis à l'abbé de La Mennais et ne lui suffisent point encore : asseoir la foi dans
l’esprit par la méthode d’un Pascal, dans la société par celle
d’un Bonald, rétablir en plein dix-neuvième siècle la Révélation au sommet de l’édifice des connaissances humaines, cette entreprise audacieuse, il y songe déjà peut-être. Du moins, de Pascal et Bonald à Rousseau, il existe des voies frayées ; ces pensées peuvent se combiner, et toutes trois excluent la méthode sulpicienne. [ci plus encore que dans les précédents chapitres triomphe chez l’abbé de La Mennais l’esprit d’indé-
. pendance qui l’entraîne dans les voies nouvelles et hardies au
bout desquelles il se perdra.
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Cette influence maîtresse de Bonald s’affirme au plus haut point, ainsi qu’on devait s’y attendre, dans les deux chapitres où l’abbé de La Mennais traite la question de l” « importance de la Religion par rapport à la société! ». La question est posée dans les termes mêmes que l’auteur de la Théorie du Pouvoir aurait adoptés : On cherchera, déclare abbé de La Mennais, la raison de la nécessité des croyances religieuses, en montrant que, si la philosophie détruit les hommes et les peuples, au contraire « la Religion, qui seule conserve l’homme et le conduit au bonheur en l’établissant dans un état conforme à sa nature, seule aussi conserve les peuples et les