bid., p
#, Ibid., p. 328.
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ni ange die ce
pouvoir politique et par conséquent ordonnant la famille, tendant même à rassembler tous les peuples en une société unique, universelle ; qu’il décrive enfin tous les bienfaits du christia-
nisme, civilisant l’Europe, et après elle, l'Asie et l'Afrique,
instituant le droit dela guerre, produisant une législation qui
protège le fable, améliorant les mœurs par exemple de
la perfection vivante du Christ et par les sanctions immortelles ; ce ne sont là que des points de vue accessoires et secondaires, relativement à l’objet auquel tous les autres sont subordonnés, et que résume cette pensée : « L’homme est si grand que Dieu seul a le droit de lui commander !. »
L’inconcevable folie des indifférents, c’est, pour l’abbé de La Mennais, leur insouciance qui fraye les voies à la tyrannie. Bonald a donc bien, il est vrai, inspiré ces pages ; mais combien, en lui empruntant sa pensée, l’abbé de La Mennais en modifie la signification ! Sous sa plume, cette hautaine et majestueuse préoccupation de l’ordre quirattache si directement le vicomte de Bonald au grand siècle, n’est plus qu’un moyen, non une fin; le moyen de satisfaire aux impatientes aspirations d’une sensibilité que révolte jusqu’à l'apparence du joug, aux révoltes d’un tempérament pour qui tout pouvoir devient tyrannie, et qui peut-être déjà, en prétendant n’obéir qu’à Dieu, réalise le rêve anarchique de ne plus obéir qu’à sol.
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De la considération des sociétés de la terre, l'abbé de La Mennais s’élève dans le dernier chapitre du premier volume de l’Essai, à la considération « de la grande société des intelligences dont Dieu est le monarque ; société parfaite, éternelle ? », à laquelle l’homme appartient, et dont les sociétés de la terre ne sont qu’une faible image. Dieu, en créant l’homme, ne devant rien qu’à soi n’a pu se proposer « qu’une fin relative à lui-même, c’est-à-dire sa gloire, ou la manifes-
1. Essai sur l'Indifférence, t. 1, chap. x1, p. 327. 2. Ibid., chap. xu, p. 373.
tation de ses perfections infinies ! », I le produisit done à son image, c’est-à-dire qu'il le fit « puissance, intelligence, amour? ». Il régla de plus l'usage de ses facultés sur «les lois éternelles qui mettent, si je lose dire, l'ordre en Dieu même... Il Ini révéla done ce qu'il était nécessaire qu'il connüt de ces lois, et la Religion, lien d'union entre Dieu et l’homme, nest que cette immortelle et sublime législation. « Qui la viole dégrade done, autant qu'il est en lui, l’'Etre éternel, le prive d’une partie de sa gloire, introduit le désordre dans la société des intelligences, se révolte contre le pouvoir qui le régit: crime si grand que Dieu seul pouvait ne pas le juger inexpiable # ».
En vain l’indifférent objecte-t-il que l’homme n’est rien à l'égard de Dieu, que Dieu est trop grand, trop parfait pour que nous ayons avec lui quelque rapport que ce soit. « La Religion nous enseigne qu'entre Dieu et l’homme il existe un Médiateur qui, réunissant en soi la nature divine et la nature humaine, comble l’espace immense qui nous sépare du premier Etre #. » Parce que l’homme « ne se conserve et que'ses facultés ne se développent que dans Pétat de société ? », le Médiateur a établi une « société spirituelle à la fois et visible, car l’homme est esprit et corps Ô » ; société une, universelle, perpétuelle comme la Religion. « Quiconque se sépare de cette société fondée par le Médiateur... est privé de tout moyen de communiquer avec Dieu 7... » Car si Dieu possède de lui-même, directement et sans effort, une connaissance exempte d'obscurité, il n’en est pas de même de l'homme: « Qui viendra donc au secours de cette intelligence
débile ? Ce sera la Religion. Elle suppléera par la foi à la
faiblesse de l'intelligence... Et comme les mêmes vérités sont connues par la même foi de toutes les intelligences, il va société entre elles etle grand Etre qui les a créées pour luL ?;: >
Le Médiateur est le lien essentiel de cette société ; par lui
. Essai sur l'Indifférence, t. K, chap. xu, pp. 374-375. . Ibid., p. 375.
. Ibid, p. 376.
. Ibid., p. 378.
. Ibid, p. 379.
. Ibid., p. 380.
. Ibid.
. Ibid, p. 383.
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