‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 5 sur 504 · Tbid., p · texte numérisé non relu

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tive des fleurs !. Une âme féminine, délicate et frêle, et d’une sensibilité charmante, habite à cet âge en lui.

Son père, qui ne pouvait lui consacrer qu’un temps très insuffisant, avait tenté d’abord de l'envoyer à l’école. On dit qu’il y révolutionnait les classes, sans en tirer aucun profit?. On essaya ensuite d’un précepteur, l’abbé Carré, personnage assez peu recommandable, à ce qu'il parait”, et qui, entre autres défauts, sacrifiait trop à Bacchus. Ce vice ne put avoir, hâtons-nous de le dire, aucune influence pernicieuse sur un enfant si jeune. Le précepteur, au reste, ne tarda pas à quitter ses fonctions : la Révolution l’envoya en exil#.

Jean-Marie, plus avancé, devint alors, pour quelques semaines, son maitre de français et de latin. La grammaire, puis Tite-Live et Tacite, tels furent leurs premiers travaux ?. Mais Jean avait déjà le goût de l'autorité que détestait Félicité. L’entente ne pouvait être longue. Les leçons dégénérèrent promptement en disputes. La plume d’oie devint une arme redoutable; chaises et tabourets formèrent des barricades : le maitre improvisé y perdit ses droits 6.

Tel est, aux approches de la Terreur, Félicité, vers dix ou onze ans : nerveux et mobile à l’excès, ent entrainé en de fougueuses révoltes, impatient de toute contrainte, il semble qu’il wait conservé de la tradition paternelle que Pesprit d'aventure, le goût de la bataille et du risque, et cette fougue indomptable qui le jette à corps perdu dans le conflit avec les enfants de son âge; par limagination, l'emporte à travers les grèves, sur les Océans sans bornes; ou, par tous les sens, le méle à à la nature physique en laquelle il s’évanouit.

Mais ce rebelle est un docile aux influences qui s’insinuent sans contraindre sa volonté : naturellement tendre, il obéit

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