Le Bons Sens, etc
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attaque la religion naturelle, mais de telle sorte qu’en voulant écraser la religion révélée avec elle, il n’atteint que le déisme, et fournit, dans les lignes suivantes, un bon argument en faveur de la divinité du Christianisme : « Point de religion sans mystère, le mystère est de son essence; une religion dépourvue de mystères serait une contradiction dans les termes. Le Dieu qui sert de fondement à la religion naturelle, au fhéisme ou au déisme est lui-même le plus grand des mystères pour un esprit qui veut s’en occuper !. » Ainsi done, voilà, par la plume du baron d’Holbach, le débat tranché entre le déisme et la religion révélée : ce n’est pas à l’avantage du déisme. Celui-ci fonde sa prétention à remplacer la révélation sur ce qu’il exelut le mystère, et d'Holbach lui montre qu’il ne peut l’exclure, et que mystère et religionsont inséparables. Qu'importe qu'auparavant il ait proclamé le mystère une absurdilé palpable, si, nous l’avons vu, il déclarait quelques pages plus haut que le corps n’est pas une énigme moins compliquée que la pensée ? Une énigme n’est-elle pas un mystère ? Le déisme abattu par ses soins, le christianisme peut affronter sans grand péril cet athéisme inconséquent. De même au cours d’un long exposé des contradictions qu'est censée renfermer la notion de Dieu?, d'Holbach tranche involontairement le débat entre les athées et les sceptiques en matière de religion ; car il laisse échapper ceci : « Les gens sensés se moquent avec raison d’un pyrrhonisme absolu, et même le jugent impossibles, » [1 confesse done encore une fois qu'il n’y à pas de milieu entre la religion et l’athéisme ; que ce milieu soit le déisme ou le scepticisme, il le repousse également. Et rien n’est plus eonforme aux dispositions d'esprit de Félicité, lequel répugne aux positions moyennes. Aussi, bien que le baron d’Holbach condamne pour des motifs matérialistes l'indifférence religieuse, Féli üre argument du dogmatisme de son adversaire en faveur de sa propre cause ; 1l enregistre done ce fragment de la longue démonstration de l’athée, et son choix fait déjà pressentir la tactique de l’Essai sur l’Indifférence : « Le doute vient pour l'ordinaire ou de paresse, ou de faiblese, ou d’indifférence, ou d'incapacité. Douter, pour bien des gens, c’est craindre