‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 90 sur 504 · D = © OÙ · texte numérisé non relu

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he: lorsqu” ils ont manqué plusieurs cours de suite, le pro- fesseur s inquiète, il écrit à Félicité pour l’engager à revenir. Et quand celui-ci, au printemps, s’est décidé à More au Collège de France, le maitre est rempli d’attentions pour son

jeune disciple. Il sait de quels ménagements on entoure un

convalescent, et, dans l'intervalle d’un cours à l'autre, il lui offre la bre disposition de sa chambre avec des livres et » du feut. C’est que Félicité se montre beaucoup plus assidu que son frère. L’attrait de Saint-Sulpice détourne labbé Jean ; et ce qu'il y apprend alors, les relations qu'il y noue, les inspirations qu’il v puise, pèseront d’un tout autre poids sur leur commun avenir,et surtout dans la destinée de Félicité, que les enseignements de Gail. L’assiduité au Collège . France, c’est le dernier rayon des études profanes ; le charme de Saint-Sulpice, c’est le premier pas dans la voie des études sacrées.

C’est par l'abbé Bruté que Jean-Marie fut introduit à Saint-

Sulpice : et rien n’était plus naturel. Les Bruté de Rémur » LÀ

imprimeurs du Roi à Rennes depuis des générations, étaient des personnages quasi officiels à la fin de lancien régime ; M. de La Mennais, subdélégué de l’intendant de Bretagne, avait eu plus d’un rapport avec eux à la fin du dix-huitième siècle.

Simon-Guillaume-Gabriel Bruté de Rémur était né à Rennes le 20 mars 1779 — trois ans avant Félicité de La Mennais. Sa mère avait épousé en premières noces M. Vatar de Jouannet, avocat au Parlement et imprimeur du Roi et du Parlement de Rennes; veuve, elle se remaria avec M. Bruté de Rémur, avocat au Parlement et intendant des domaines de la couronne en Bretagne. On lui avait promis la place de fermier général à Paris, et, sans doute, escomptant les bénéfices considérables qu il devait retirer d’une pareille situation, il dépensait sans compter. Lors de la réunion des États de Bretagne, il donna des fêtes splendides à sa maison de campagne de Saint-Hélier. Une partie des députés et des prélats

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