Lettre à Portalis, 30 juillet
4. Desinour, l’Église el l'Etaï, pp. 212-213. Comte Dp'HAUSSONVILLE, l'Eglise romaine et le Premier Empire, VI, commencement des difficultés entre Napoléon et Pie VII.
5. JAUFFRET, Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France,
PL ligne religieuse des Débats (alors Journal de l'Em-
pire) et du Mercure est moins au gré de l’empereur. Il ne lui déplait pas de voir la philosophie conserver assez de forces pour faire sentir au clergé, en linquiétant, la nécessité de
s'appuyer sur lui. Tenir en échec les uns par les autres, telle
est sa politique : et la lettre à Fauriel montre que les idéologues et tout le parti philosophique, bien instruits de la situation, éroyaient, non sans quelque naïveté, pouvoir un jour la mettre à profit : « Il est difficile de ne pas voir que le Jour-nal de l’Empire et le Mercure ne sont point animés d’un bon esprit, écrit l’empereur à Fouché, ministre de la Police.
Ces deux journaux affectent la religion jusqu’à la cagoterie.
Au lieu de réprimer les excès du système exclusif de quelques philosophes, ils attaquent la philosophie et les connaissances humaines... Cela ne peut pas aller ainsi, » Bientôt on le verra, en 1808, esquissant à grands traits le programme d’une histoire dé France telle qu’il la concevait, écrire : «Il faut faire sentir à chaque ligne l’influence de La cour de Rome, des billets de confession, de la Révocation de l’édit de Nantes, du ridicule mariage de Louis XIV avec Mme de Maintenon, etc. [l faut que le rétablissement du culte et des autels inspire la crainte de l'influence d’un -prétré étranger ou d’un confesseur ambitieux, qui pourraient parvenir à détruire le repos de la France !. »
Menacée dans son esprit par les cercles philosophiques et par les idéologues, la religion l’est aussi dans son indépendance par le pouvoir politique et civil. Son existence est par: tout en péril.
Si la défense religieuse S’organisait alors, on peut
dire que dans ce qu’elle avaitde discret et de fort à la fois, c’est autour de M. Emery et de Saint-Sulpice qu’elle se formait ét se groupait. Sans doute la Congrégation, fondée en 1801 par le P. Bourdier-Delpuits, était appelée à un rôle considérable? ; mais la véritable histoire reli-
pendant les premières années du dix-neuvième siècle, t. 11, p. 198, et HEN- RION, Vie de M. Frayssinous, t. I, pp. 58-59.