‹ La jeunesse de LamartineChapitre 101 sur 227 · Correspondance, t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p

« Nous voici réfugiés à Mâcon, écrit la mère... « je suis allée à Milly pour cacher un peu de « blé... qu'allons-nous devenir1? »

Les ennemis sont aux portes de Besançon, de Lyon.

Le 10 mars 1814, ils arrivent aux portes de Màcon et un combat s'engage entre Augereau et le général autrichien Bianchi. Plusieurs maisons sont pillées aux faubourgs Saint-Antoine et de la Barre.

« Alphonse a pu venir nous voir de Milly et « de Saint-Point où son père l'a laissé pour « sauver nos propriétés... il s'est fait chérir des « paysans qu'il a rassurés2, » note la mère à la date du 7 avril.

Elle conserve quelque temps son fils auprès d'elle à Milly; mais aux Cent-Jours, le jeune homme veut servir son roi. En juillet, nous le trouvons garde du corps en garnison à Béarnais. Il s'y ennuie, aime médiocrement « cet insipide « métier de machine3 ».

Heureusement, le poète-soldat peut trouver

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