‹ La jeunesse de LamartineChapitre 102 sur 227 · Correspondance, t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p

partout, même à Beauvais, en dehors dos heures de service, matière à distraction, à promenades, à douces rêveries.

Un dimanche soir, il a découvert, « assez loin « de la ville, un petit sentier ombragé par deux « buissons bien parfumés ; il me conduisit, dit- « il, au milieu des vignes qui sont parsemées de « cerisiers. Je me couchai sous leur ombre « fraîche et épaisse, j'ôtai mon épée et mes « bottes ; l'une me servait de pupitre et l'autre « d'oreiller. Je sentais dans mes cheveux un « vent doux et frais ; je n'entendais rien que les « bruits qui me plaisent, quelques sons mou- « rants de la cloche des vêpres, le sourd bour- <( donnement des insectes pendant la chaleur et « les rapaux d'une caille cachée dans un blé « voisin *. »

Et son imagination de vagabonder ; il rêve qu'il est fermier :

Non loin d'ici, je vois une simple chaumière Qu'environne un verger; la chaumière est à moi...

Je peuple ce réduit d'une jeune bergère...

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