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Correspondance, t. II, p. Vi

L y i LA JEUNESSE DE LAMARTINE

J'abats dans les guérets la moisson jaunissante, Ou, la bêche à la main, je creuse les canaux Qui vont porter la vie à l'herbe languissante, Tandis que, préparant un champêtre repas,

Daphné, sous ses doigts délicats, Presse de mes brebis la mamelle flottante...

Ou bien, est-il des soins indignes d'une amante ?

Amollit-elle même une couche odorante

Où l'amour doit le soir m'endormir dans ses bras4.

C'est là une charmante idylle. On y sent bien encore la poésie descriptive de Saint-Lambert ou de Delille ; mais il y a de l'Horace : Beat us Me qui procul negotiis, du Tibulle et du Chénier aussi.

11 continue à tuer le temps à Beau vais, rimaille le Saule pleureur2, moitié Parny, moitié Millevoyc, cherche à devenir amoureux, mais trouve toutes les femmes laides ; pourtant il ûirte avec la fille d'un charpentier son voisin. — Il obtient un congre.

En novembre, nous le retrouvons à Milly <>ù

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