‹ La jeunesse de LamartineChapitre 11 sur 227 · Neyrieu, seigneurie · texte numérisé non relu

Neyrieu, seigneurie

Dénombrement du 19 novembre 1602 de quelques héritages et biens nobles, situés au village de Neyrieu, paroisse de Saint- Benoît-de-Sessieu en Bugey, par Hercule des Roys, habitant audit lieu.

Reprise de fief et dénombrement du 9 décembre 1673 de la seigneurie et fief de Neyrieu, par Jean-Charles des Roys, fils mineur et héritier de noble Jean-Gaspard des Roys, seigneur du fief de Neyrieu, qui est dit ne consister qu'en ce qui suit : la rente annuelle et perpétuelle de vingt-quatre bichettes de froment, mesure de Neyrieu, et seigneurie directe appartenant audit des Roys, possédé par ses devanciers en vertu de la transaction passée, le dernier mai 1613, entre illustre seigneur messire comte de Grôlée, baron de Neyrieu, d'une part, et noble Robert, fils de noble Hercule des Roys, ladite transaction reçue par Me Monton, notaire et commissaire, le tout sis au lieu dit de Neyrieu.

Reprise de fief, le 16 mars 1719, du fief de Neyrieu, situé au village de la Grange, paroisse de Saint-Benoît, par Philibert des Roys, écuyer, à lui appartenant, suivant son contrat de mariage reçu Delorme, notaire à Lyon, le 21 février 1705, contenant la donation à lui faite par Jean-Charles des Roys, aussi écuyer, et dame de Passerat, ses père et mère. [Nobiliaire du département de l'Ain, Bugey et pays de Gex, par Jules Baux, Bourg-en-Bresse, 1864.)

pays, à la fin du Nvne siècle et au commencement du xvnic 1.

Ses armoiries étaient : d'argent à une croix d'azur chargée de cinq annelets d'or 2.

Les preuve faites, la chanoinesse admise se rendit au chapitre. Elle était bien jeune alors, car un document écrit en 1785 constate, dès cette date, sa présence à Salles3 et en 1790, lors de son mariage, nous le verrons bientôt, elle était mineure.

Brusquement transplantée dans un milieu si di fièrent de celui dans lequel elle avait été élevée, elle sut accommoder ses goûts a sa nouvelle existence et réussit bien vite à se faire aimer de Mme de Villard qui fut pour elle une sœur aînée et qui, presque tous les jours, la recevait dans

1. En 1669, 1674, 1686, 1698, 1702, 1708, 1714, 1717, 1724, 1727, 1730, 1733, 1736. (Baux, Nobiliaire du département de l'Ain.)

2. D'Hozier, édit. Bouchot, Paris, Champion, 1876, Bourgogne , tome II.

int-Martin-de-Sallcs. — Marie-Victoire de Richard de KiifT'-v, prieure; Angélique <!<• la S.illes, sous-prieure: ■ h;i-

noincsscs-comtcsses : M .M ■ Marie-Suzanne de la .Martine du

Villard, Françoise-Alix: des Roys. (La France chevaleresque cl chapUrale, par le vicomte de G*** (Gabrielli . Paris, chez Levy, L786, in-32, p. 193.)

sa maison. A diverses reprises elle eut l'occasion d'y voir le chevalier de Lamartine, frère de son amie.

Né le 21 septembre 1752, Pierre de Lamartine ou de Pratz était entré au service dès l'âge de 16 ans. En 1775 il fut nommé capitaine de cavalerie au régiment Dauphin et chevalier de Saint- Louis.

L'officier sut plaire ; on le trouva beau dans son riche uniforme. « J'ai aimé en lui cette « noble expression, cette grâce un peu milice taire, cette franchise de regard et cette fierté « qui ne semblait s adoucir que pour moi L »

Il fut frappé, de son côté, « des grâces, de <c l'esprit et des qualités angéliques de cette « jeune personne 2. »

Ils ne tardèrent pas à se faire le mutuel aveu de leur amour.

Page 1