‹ La jeunesse de LamartineChapitre 136 sur 227 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

Au seuil de l'école romantique française et sans qu'elle y entre, brille au déclin du xviii* siècle, comme une stèle antique au soleil couchant, l'œuvre exquise d'André Chénier.

Né à Byzance, d'une mère grecque, il reçoit d'elle les sentiments du plus pur paganisme. Venu tout jeune dans le Languedoc, pays de son père, André mène aux champs une vie de pasteur au milieu de jolis coteaux. Dès le collège, il traduit des fragments de Sapho et les Bucoliques de Virgile.

Nommé sous-lieutenant en garnison à Strasbourg, à ses moments perdus, il fait des vers,

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