‹ La jeunesse de LamartineChapitre 145 sur 227 · Nouvelle» méditation» poétique · texte numérisé non relu

Nouvelle» méditation» poétique

pas de sanglots, pas de contorsions ; une douleur poignante, avec l'attitude de la statuaire antique.

Au milieu de janvier, Virieu a quitté son ami qui s'enferme, voulant mourir au monde. « Ce « n'est que dans une complète solitude et un « isolement total que je puis supporter patiem- « meut une vie qui m'est à charge [. »

Enfin, il parvient à se reprendre. La passion du travail le ressaisit. Il revient à Mâcon, se remet dans ses livres.

Le 22 janvier, il est à l'Académie et rend compte « des informations qu'il a prises auprès « d'un libraire de Lyon pour un abonnement « aux ouvrages nouveaux"2 ». Pendant les longues soirées d'hiver, il finit un acte de son Sauf « ne pense, dit-il, qu'à C/oois. C'est mon héros3, » puis il écrit la méditation La foi.

Ce n'est^plus déjà le souffle chrétien si pur du Crucifix qui 1 inspire, ce n'est plus même celui du spiritualisme de L'Immortalité ; les angoisses du doute l'étreignent, il ne peut s'y soustraire et

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