Correspondance, t. II, p
il en gémit, il voudrait briser ses liens, revenir à la foi de son enfance :
Celte foi qui m'attend au bord de mon tombeau Hélas! il m'en souvient, plana sur mon berceau...
Comme le lait de l'âme, en ouvrant la paupière Elle a coulé pour nous des lèvres d'une mère.
Et il l'appelle, l'implore :
Hélas ! je n'ai que loi ; dans mes heures funèbres Ma raison qui pâlit m'abandonne aux ténèbres; Cette raison superbe, insuffisant flambeau, S'éteint comme la vie aux portes du tombeau. Viens donc la remplacer, ô céleste lumière * !
A la séance de l'Académie du 26 mars, où il est nommé secrétaire de la section des belleslettres, il lit à ses collègues une notice sur Manoël et il fait connaître les ouvrages de cet illustre poète portugais auquel il adresse son Ode à la gloire.
Voici, à ce sujet, ce qu'on trouve au registre des procès-verbaux de la société :