‹ La jeunesse de LamartineChapitre 148 sur 227 · Poésie lyrique portugaise ou Choix des odes, p. G · texte numérisé non relu

Poésie lyrique portugaise ou Choix des odes, p. G

« le miel découlera de tes odes avec une saveur si « douce et un parfum si exquis, que ta gloire gran- « dira d'âge en âge; toujours vivant de grâce et de « fraîcheur, on ne t'imitera jamais '. »

L'élégie qu'il adresse à sa maîtresse, une brune, paraît-il, celle qui chantait ses vers, est précédée de cet épigraphe d'Ovide :

« Placuit Cepheïa Perseo « Andromède, patriae fusca colore suae. »

Elle se termine ainsi :

« Marfise n'a point la blancheur éclatante du lys « qui jaillit de son calice d'émeraude, arrosé du lait « de la divine Vénus.

« Mais Hébé versa sur ses traits naissants la coupe « fleurie de la Jeunesse et l'Amour caressant anima « ses regards du feu le plus tendre...

« Apollon lui donna de doctes leçons sur la lyre a harmonieuse et modula les accents de sa voix.

« Marfise est ma douce pensée...

« Je ne parle que d'elle, je ne songe que d'elle, « je n'écris que pour elle. Je la chante en nus vers « amoureux, comme Pétrarque, dans l'harmonieuse « Vaucluse, célébrait sa Laure2. »

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