Idem, t. II, p
Mais la politique, les livres même l'ennuient, il n'y a que l'allemand qu'il voudrait pouvoir lire : « Tout considéré, il n'y a plus que cette « nation qui pense... toute l'Europe recule et « ils avancent! mais ils iront plus loin que « nous n'avons été parce qu'ils fondent tout sur « un principe vrai et sublime, Dieu et l'infini [. » Une œuvre de son pays pourtant trouve grâce devant ses yeux : Y Essai sur V indifférence en matière de religion. « Cela est fait, dit-on, par un « très jeune abbé. C'est magnifique , pensé « comme M. de Maistre, écrit comme Rousseau, « fort, vrai, élevé, pittoresque, concluant, neuf, « enfin tout"3. »
Dans sa séance du 9 janvier 1818, l'Académie de Mâcon avait mis au concours une ode sur le rétablissement de la statue de Henri IV. Les jeux floraux proposèrent le même sujet. Plusieurs poètes répondirent à l'appel de l'Académie de Toulouse, parmi lesquels : Lamartine, l'abbé Gerbet et un jeune enfant de seize ans et demi, Victor Hugo. D'une voix unanime, le lys d'or fut décerné à ce dernier : a Vos dix-sept ans