Le Manuscrit de ma mère, p. 213, 21 i, in
pire, écrit-il à son ami Virieu, « une méditation « de plus. Je t'ai parlé de mes Méditations « poétiques et je t'en ai même, je crois, récité, « à Lemps, quelques vers. Comme ces vers là « ne sont que pour moi et pour vous dans le « monde, je t'envoie les stances dernières, telles « qu'elles sont tombées sur l'album et sans « avoir le temps d'en faire les vers. Cela n'est « que pour toi, ce n'est qu'un croquis : M.édi- « tation huitième, s ta ne es K »
C'est la méditation qu'il nommera plus tard V Isolement . Cette méditation ofïYe un grand intérêt : première, elle a été présentée à Didot pour être imprimée; première, elle a été placée par l'auteur dans le recueil définitif de ses Méditations et elle a été pour lui l'objet de sa prédilection/parce qu elle avait, entre toutes, le parfum local, parce que la nature qu'il avait associée à sa douleur était celle qu'avaient connue ses jeunes années ; ces vers, dira-t-il lui-même plus tard, « étaient tombés de ma plume comme « une goutte de la rosée du soir sur la colline « de mon berceau2. »