‹ La jeunesse de LamartineChapitre 163 sur 227 · hic m · texte numérisé non relu

hic m

Cherchez Dieu dans son œuvre, invoquez dans vos peines

Le grand consolateur !

Malheureux ! sa bonté de son œuvre est absente ; Vous cherchez votre appui ? l'univers vous présente

Votre persécuteur.

Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ? L'insensible néant t'a-t-il demandé l'être

Ou l'a-t-il accepté?

Sommes-nous, ô hasard ! l'œuvre de tes caprices? Ou plutôt, Dieu cruel, fallait-il' nos supplices

Pour ta félicité l ?

Dans l'épitre A By/'o/i, cette interrogation audacieuse se retrouve aussi poignante, mais elle se fondra en accents de soumission et même en actions de grâces devant la majesté du Très- Haut.

En 1856, Lamartine plie sous le poids de tous les maux qui l'accablent. Rivé sans trêve ni merci à la besogne mensuelle de ses entretiens du cours de littérature, comme le pauvre bûcheron de la fable, « gémissant et courbé, » pour un instant, dans une étude sur Job,

Il met bas son fardeau et pense à son malheur. Quel plaibir a-t-il eu depuis qu'il est au monde?

Page 1