Premières méditations poétiques
Et songeant au passé, à sa gloire d'hier, a ses épreuves d'aujourd'hui, à sa vie tout entière, il maudit l'heure où il a vu la lumière et revenant au blasphème de 1818, il crie à Dieu pour la seconde fois :
L'insensible néant t'a-t-il demandé l'être Ou l'a-t-il accepté?
(( Quel est donc cet odieux contrat où l'on supa pose le consentement d'une des deux parties « qui ne peut ni refuser ni consentir et où l'on a condamne à un supplice qu'aucune langue « n'exprima jamais un être innocent de sa a naissance, un être qui n'était pas1? »
Quelques pages avant, il était plus amer encore :
« Je le dirai en toute sincérité et avec l'audace a de Job ; tout pesé, tout balancé, tout calculé, « la vie humaine (si on soustrait Dieu, c'est-à- <( dire l'infini) est le supplice le plus divinement « ou le plus înfernalement combiné pour faire « rendre dans un espace de temps donné à une « créature pensante la plus grande masse de « souffrances physiques ou morales, de gémis-