‹ La jeunesse de LamartineChapitre 165 sur 227 · Cours familier de lillii alure, 11" entretien, p. 3'i · texte numérisé non relu

Cours familier de lillii alure, 11" entretien, p. 3'i

« sements, de désespoir, de cris, d'imprécations,

(( de blasphèmes qui puisse être contenue dans

ce un corps de chair et dans une âme de nous

« ne savons pas même le nom de cette essence « par qui nous sommes! Jamais un homme, « quelque cruel qu'on le suppose, n'aurait pu « arriver à cette infernale et sublime eombinai- « son de supplice; il a fallu un Dieu pour l'in- « venter1. »

Cette imprécation de sa jeunesse, il ne la regrette pas car elle est mêlée de larmes et « il « faut les respecter, dit-il, quand elles coulent « car elles ont été données à l'homme par la (( nature comme elle a donné la rosée aux nuits « des climats trop chauds pour amollir la dureté « d'un ciel de feu- ».

Quelques mois après VOde au Désespoir il écrivait pourtant La Providence a Vhomme* qui en est comme la réfutation ; mais il avoue plus tard lavoir faite à contre-cœur simplement pour pouvoir placer Le Désespoir parmi ses Méditations , ce qui, sans ce meâ cuïpd, n'était guère possible.

1 Cours familier de littérature, 11e entretien, p. 337 et 33S.

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