Correspondance, t. II, p
des crises de foie, des spasmes au cœur; il croit sa dernière heure venue et fait à ses amis ses adieux dans les belles strophes, Le Chrétien mourant :
Compagnons de l'exil , quoi! vous pleurez ma mort; Vous pleurez, et déjà, dans la coupe sacrée, J'ai bu l'oubli des maux, et mon âme enivrée Entre au céleste port c!
Aussitôt qu'il va mieux , on lui ordonne la campagne, le repos d'esprit. M. de Montmorency ofTre une petite maison près de Sceaux ; notre Maçonnais préfère son pays.
C'est le commencement de mai ; il s'achemine a petites journées, à cheval, par étapes, vers la Bourgogne : « La solitude et le silence des « grandes routes à une certaine distance de « Paris, l'aspect de la nature et du ciel, la « splendeur de la saison, ce sentiment de « voluptueux frisson que j'ai toujours éprouvé « en quittant le tumulte d'une grande capitale ic pour me replonger dans l'air muet, profond « et limpide des grands horizons, tout semblable « pour mon à me à ce frisson qui saisit et raflcr-