‹ La jeunesse de LamartineChapitre 172 sur 227 · Premières méditation* poétique · texte numérisé non relu

Premières méditation* poétique

(( mit les nerfs quand on se plonge, pour nager, « dans les vagues bleues et fraîches de la Médi- (< terranée; enfin, le pas cadencé de mon cheval « qui berçait, ma pensée comme mon corps, « tout cela m'aidait à rêver, à contempler, à pence ser, à chanter *. »

Ses souvenirs le reportent en arrière, vers Paris, vers ce monde délite auprès duquel il a pu enfin trouver accès , vers ces personnages célèbres que son imagination lui avait dépeints et qu'il lui a été donné d'approcher. Il en est un surtout qui l'a vivement impressionné, dont il a lu l'œuvre, Y Essai sur V indifférence , l'été dernier, dans son vallon de Milly, nous avons vu avec quel ravissement! C'est l'abbé de Lamennais, « ce Pascal ressuscité » comme il l'appelle. Cette nature mystique, amante de la solitude des bois de la Chesnaie, amante aussi de toute culture grecque et latine, d'une trempe vigoureuse en même temps et qui tranchait par sa crànerie et son autoritarisme avec les mièvreries du catholicisme enrubanné de Chateaubriand , plaisait au jeune poète, personnage élégiaque et

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