Commentaire de la méditation Dieu
rêveur, niais parfois d'une singulière audace de pensée, et qui n'aimait pas à voir la religion s'affubler des oripeaux gothiques et de toute la Ferblanterie de l'armée céleste du grand pontife du Romantisme. Le ciel était obscurci d'anges, d'archanges, de satellites du Maître souverain. Lui-même , l'auteur de l'univers , avait disparu.
Cheminant au milieu des merveilles de sa création , plus rapproché de lui en quelque sorte, il le salue, Celui qu'on oublie :
Voilà, voilà le Dieu que tout esprit adore, Qu'Abraham a servi, que rêvait Pythagore, Que Socrate annonçait, qu'entrevoyait Platon, Ce Dieu que l'univers révèle à la raison, Que la justice attend, que l'infortune espère Et que le Christ enfin vint montrer à la terre !
11 est seul, il est un, il est juste, il est bon. La terre voit son œuvre et le ciel sait son nom! Heureux; qui le connaît ! plus heureux qui L'adore!
Réveille-nous, grand Dieu! parle et change le monde. Fais entendre au néant la parole féconde Il est temps ! lève-toi [ !