‹ La jeunesse de LamartineChapitre 206 sur 227 · Idem, \.ts · texte numérisé non relu

Idem, \.ts

;*. Idem, rert M 1

Et il jette les grandes lignes de L'Invention, de L'Hermès de si puissante envergure. Hélas î ce noble génie devait être moissonné en sa fleur. « Sans l'ineptie envieuse de Robespierre, a dit « M. Sorel, la France aurait eu son Goethe1. Heureusement elle a pu trouver de nos jours en M. Sully-Prudhomme le Chénier des deux poèmes philosophiques à peine ébauchés.

Au commencement du xixe siècle, quelques âmes sensibles qu'avaient effarouchées les tendances matérialistes ou naturalistes, quelques imaginations éprises des cérémonies, des pompes du moyen âge se plurent à « la religion des cloches )) , au néo-catholicisme de Chateaubriand; des caractères mieux trempés, plus carrés dans leurs croyances, suivirent les enseignements austères de Joseph de Maistre et de M. de Bonald , tandis qu'une élite d'esprits modérés, nourrie de la vivifiante culture de l'antiquité, mais touchée de la morale chrétienne plus peut-être que des dogmes chrétiens, chercha le christianisme h sa source même, c'est-à-dire auprès du spiritualisme platonicien,

Page 1