‹ La jeunesse de LamartineChapitre 207 sur 227 · M™ de Staël, Hachette, p. 87, 1890, in · texte numérisé non relu

M™ de Staël, Hachette, p. 87, 1890, in

éclos sous le beau ciel de la Grèce, à l'aurore de la liberté.

C'est d'abord le plus charmant de tous, je veux dire Joubert, cette nature exquise, ce dilettante qui se proclamait lui-même Platone platonior.

C'est Royer-Collard, c'est Cousin qui vient de soulever un auditoire enthousiaste dans ses cours de 1815 à 1820 ; qui vient de traduire Platon, de le faire sien en l'annotant de commentaires admirables.

C'est Jouffroy, cette âme Lamartinienne par excellence.

Lamartine se fit le vates de la doctrine de Platon. Chénier avait voulu marier la science à la poésie ; lui voulut unir la philosophie à la poésie, « l'une étant le beau idéal dans la pente sée; l'autre, le beau idéal dans l'expression1. » Cette philosophie était pour lui, comme pour M. Renan, « l'art exquis de jouer de la lyre sur « les fibres les plus intimes de l'a me, la musique « sacrée des âmes pensantes. » Bien souvent déjà , nous lavons rencontrée dans ses Médita-

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