‹ La jeunesse de LamartineChapitre 214 sur 227 · I.c Manuscrit de nia rnrrr, p · texte numérisé non relu

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il. CHANT DU SACRE 355

l'avait nommé chevalier de la Légion d'honneur en même temps que Victor Hugo. Cette nomination fut insérée au Moniteur du 20 avril 1825.

Le sacre de Charles X devait avoir lieu à Reims, le 29 mai de cette année. Dès le mois d'avril, Lamartine avait fait Le Chant du Sacre.

La mère nous apprend, dans son journal, que le poète, partageant les idées des gentilshommes royalistes et celles de son père luimême contre les d'Orléans, avait omis, dans les vers de son poème qui passent en revue et célèbrent les princes de la maison royale, d'y faire figurer le nom du duc d'Orléans. M. des Roys, nous le savons, avait été intendant des finances de cette maison. Mme de Lamartine avait conservé les meilleures relations avec cette famille qui l'avait comblée de bontés durant son enfance. A l'insu de son fils, à l'insu de son mari, dans des circonstances pénibles où s'était trouvée Mmc veuve des Roys, sa mère, elle avait eu recours à l'affection de Mlle d'Orléans qui s'était montrée pleine de cœur et de générosité. Elle fut donc très affligée de cette omission :

« J'obtins, ou plutôt j'arrachai, dit-elle, à

(( force de larmes et môme en l'ordonnant an (( nom de mon autorité de mère, qu'il prononce cerait, avec convenance, le nom du duc d'Or- « léans dans cet hommage aux Bourbons. Il le « fit pour me complaire, mais il fut malheureux « dans l'expression d'un sentiment qu'il n'éprou- « vait pas *. »

Voici les vers qu'il fit :

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