Voir Victor Hugo avant 1830, par M. Edmond Biré, in
1883, p. 376 et suiv.. et Correspondance de Lamartine, t. III, p. 342.
Cowper et elle avait encore ses lakistcs, Southey, Wordsworth, Coleridge et aussi Walter Scott. Mais le grand mouvement romantique n'y était pas représenté. Elle n'avait ni un Goethe ni un Chateaubriand ; elle n'avait ni Werther, ni Faust, ni René. Le « malade du siècle » n'y était pas né. Byron fat celui-là. Ce fut le malade par excellence, le grand désespéré et dans son désespoir, il le dit lui-même, était le venin le plus énergique1. Il fut surtout le grand révolté. Comme Heine, son disciple, « soldat dans la « guerre de libération de l'humanité, » mais soldat pacifique, Goethe engage la lutte contre les idées, contre les mœurs de l'époque. Il est, par excellence, l'émancipateur des esprits. Ce ne sont pas les hommes qu'il combat. Bien en cour, bien avec toutes les puissances, vivant, comme Voltaire chez nous, en bonne intelligence avec les souverains, il ne pense pas plus que lui à renverser les trônes. Son Werther est un jeune bourgeois qui se délecte dans les sentiments de