Ail those creeping things that riot in the d
« nobler natures hastencd to their repast; and they were « right; they did after their kind. » Macaulay. Critical and historical Essays... I, p. 315. Tauchnitz edit.
Il se dirige d'abord, en passant par la Belgique et en visitant le champ de bataille de Waterloo, vers le lac de Genève; il s'installe à Diodati, puis à Vevey. C'est là qu'il rencontre Shelley, autre exilé, autre révolté. Ils parcourent ensemble les lieux illustrés par les héros de Jean-Jacques (c'est là que notre poète maçonnais entend parler d'eux) ; puis, franchissant les Alpes, Byron vient se fixer à Venise. Il a terminé les deux derniers actes de Childe Harold et fait son Manfred.
A Venise, il s'enivre de la molle vie italienne, y berce sa mélancolie et s'assoupit dans la volupté. Il écrit son Beppo et commence Don Juan .
Une liaison avec une femme aimante, distinguée et à l'âme virile l'éveille de sa torpeur. Le poète alangui fait place au fils des vieux Northmen ; il ne rêve qu'action, qu'émancipation des hommes. Il songe à affranchir l'Italie. C'est un projet prématuré.
Mais il est une nation qu'il a chantée en vers admirables, où il a passé deux années entières, les deux plus belles de sa vie, nation qui est sa seconde patrie, plus aimée, dont les poètes, les
écrivains, les hommes d'Étal toujours lus, toujours médités ont fait son intelligence : c'est la
Grèce qui, au souvenir de sa gloire passée, vient de secouer le joug turc et tente de reconquérir son indépendance.
Byron veut voler à son secours ; il met à la voile à Gènes, le 14 juillet 1823, arrive, après mille dangers, à Missolonghi, où il organise la défense, tour a tour soldat, diplomate. Sa santé, déjà ébranlée, ne peut résister au climat et aux fatigues de toutes sortes qu'il a à endurer. Le 18 mars, jour de Pâques joyeusement (été par les Grecs , à l'heure où tous se répandent dans la ville en criant : « Le Christ est ressuscité, » Byron a une laiblesse, sa langue s'embarrasse : ce Now I shall go to sleep, » balbutie-t-il. Le lendemain, il était mort,
Finissant en héros son immortel ennui.
Sa fin est son plus beau poème.
A ce cri : « Le Christ est ressuscité, » poussé au moment où s'éteint le grand païen, sur ces rivages grecs, aux bords de cette mer aux mille bruits, sur les flots de laquelle il aimait à se faire bercer, comme s'il eût été son enfant,
il nous semble entendre le pilote Thamas répondre : « Le grand Pan est mort ! » il nous semble que, de toutes parts, s'élèvent des voix plaintives, des gémissements, comme si la nature tout entière était plongée dans le deuil. C'est qu'à côté de l'homme énergique qui s'est dévoué pour sa patrie d'adoption est le poète qui a le culte, l'adoration de la nature. Cette nature, il l'aime de toutes les forces de son âme, il s'absorbe en elle; ce que Mme de Staël disait de Goethe dans son livre de l'Allemagne peut s'appliquer à lui : « Il comprend la nature « non pas seulement en poète, mais en frère, « et l'on dirait que des rapports de famille lui <( parlent pour l'air, l'eau, les fleurs, les arbres, <c enfin pour toutes les beautés primitives de la <( création. »
Aussi, combien sont vrais ces vers mis dans sa bouche :
Ah! si tu peux pleurer, nature, c'est pour lui. Jamais être formé de poussière et de flamme A tes purs éléments ne mêla mieux son came ; Jamais esprit mortel ne comprit mieux ta voix c.