‹ La jeunesse de LamartineChapitre 29 sur 227 · JOUBERT, PcTlSéCS · texte numérisé non relu

JOUBERT, PcTlSéCS

aimante, primesautière et son imagination d'enfant, elle aimerait à reculer jusqu'au xvi° siècle pour ce séraphiser », suivant la jolie expression de Sainte-Beuve, avec saint François de Sales. Elle s'arrête au xvne siècle, et c'est Fénelon qu'elle choisit pour son directeur.

Ce guide trouvé, elle est heureuse, que dis-je, elle nage dans la félicité, elle est du petit troupeau du saint archevêque : ce Oui, mon Dieu, ce s'écrie-t-elle, par votre grâce, je sens tous les « jours davantage ce besoin d'être à vous unice quement, de vous tout sacrifier, pour tout ce retrouver en vous!... Mon âme est une émacc nation de la vôtre ; elle ne peut trouver de ce paix et de bonheur qu'en se réunissant à son ce principe et à sa dernière fin l. »

La religion de Fénelon qui est, selon un éminent critique, ce un hymen, une soumission ravie, ce une immolation délicieuse 2, » religion excellente aux cœurs vigoureusement trempés, n'offre-t-elle aucun danger aux natures sentimentales et rêveuses?

Le grand archevêque a prouvé, par une vie

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