‹ La jeunesse de LamartineChapitre 37 sur 227 · Les Préludes, nouvelles méditations · texte numérisé non relu

Les Préludes, nouvelles méditations

2. Et non creuse-yeux, comme l'écrit Lamartine dans ses Mémoires inédits.

filent et content en patois les vieilles légendes du pays et surtout l'histoire si palpitante de la Bête far aminé sur le pic de Vergisson : « Comment cette bête enleva un mouton1. » Le petit Alphonse, qui parle le patois « comme sa langue maternelle2 », n'en perd pas un mot; il va en régaler tout à l'heure ses camarades du collège ; nous en avons la preuve : sur le verso d'un dictionnaire latin tout dépenaillé, conservé à Saint-Point, un de ses condisciples au bas du nom de « Lamartine » a écrit :

« Diseur de contes. »

La vive imagination de notre Maçonnais avait été ému de ces fabliaux du cru.

Puis c'était la saison des différents travaux des champs : la fenaison, la moisson, le battage des gerbes sur l'aire dallée de la cour par le fléau, cadencé et rythmique, « monotone et assoupissant, » puis enfin et surtout le temps des vendanges.

Dès l'aurore, au village, tout est en mouvement. Le vigneron se rend sur la place de Saint-

1. Voir dans les Annales de l'Académie de Mâcon : la Bête faramine, par l'abbé Ducrost.

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