Le Manuscrit de ma mère, p. 13G
ce tout à coup si pâle que j'ai cru qu'il allait ce s'évanouir. Ah ! comme nous nous sommes ce embrassés ! Il doit jouer un rôle d'orateur, « demain, dans les exercices que les Jésuites ce font faire à la fin de l'année d'étude, en « public, à tous les meilleurs écoliers. Cela me ce me trouble autant que si c'était moi qui devais ce faire le discours1. »
En septembre 1806, après son année de rhétorique, la mère l'attend à Màcon. Il arrive seul, le soir. ce Je l'ai trouvé beaucoup mieux « que je ne l'espérais, écrit-elle; il est plus ce grand que moi d'une main, un peu maigre et ce un peu pâle, mais fort, quoique élancé. C'est « d'ailleurs un excellent enfant ; les jésuites, ce ses maîtres, se louent de ses facultés; il ce revient chargé de premiers prix et de couce ronnes, discours latin, discours français, verce sion latine, et il est, malgré cela, très modeste, ce Ce qui me fait plus de plaisir encore, c'est « qu'il paraît avoir de l'inclination maintenant ce à la piété. Que Dieu le bénisse et lui conserve ce ces précieux dons, seuls capables de le rendre