‹ La jeunesse de LamartineChapitre 47 sur 227 · Les Confidences, p. 121, L · texte numérisé non relu

Les Confidences, p. 121, L

elles sont du Lamartine encore tout chaud de son poème :

Souvent lorsque des nuits l'ombre que l'on voit croître De piliers en piliers s'étend le long du cloître...1

Ce qu'éprouva bien réellement le jeune homme de seize à dix-sept ans, dans cette verte vallée du Bugey,

Pleine de frais silence et d'amoureux murmures,

c'est la poésie des choses; ce qu'il entendit, c'est ce concert mystérieux qui lui arrivait le soir, quand il s'accoudait à la fenêtre du dortoir : « Mon âme se portait avec d'indicibles élans « vers ces prés, vers ces bois, vers ces eaux...2;) Dans sa vieillesse, il évoque encore ces douces réminiscences :

« Les vents sonores qui sortent des forêts et « qui semblent conserver les bruissements de « leurs feuilles, tintaient par bouffées contre les « vitres et me faisaient frissonner de délices et « de souvenirs dans ma couche3. »

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