CHAPITRE I
Les ancêtres paternels ; les armoiries. — Le grand-père. — Les oncles. — Les tantes ; la chanoinesse de Lamartine du Yillard. — Le chapitre de Salles en Beaujolais. — Les preuves de noblesse.
Les ancêtres maternels ; les armoiries. — MUe Alix des Roys ; sa famille; son entrée au chapitre de Salles.
Le chevalier de Lamartine. — Le mariage. — Naissance de Lamartine.
Alphonse-Marie-Louis de Lamartine est issu, du côté paternel, d'une vieille Camille originaire de Cluny, dénommée primitivement Alamartine.
F. Reyssié — La Jeunesse de Lamartine. 1
A la fin du xvlc siècle, elle tenait en cette ville un rang distingué; un Alamartine figure, en l'année 1572, dans les mémoires de Condé, parmi « les seigneurs et signalés de la ville de Cluny » dont l'abbé Claude de Guise « a tiré de grosses sommes de deniers1 ».
Pierre Alamartine, qui vivait en 1580, prenait la qualité de noble; son fils Etienne Alamartine, avocat au bailliage de Mâcon, juge mage et capitaine de Cluny, en acquérant une charge de conseiller secrétaire du roi, le 28 août 1609, conféra réellement la noblesse à sa maison. A partir de cette époque, il écrivit son nom : de la Martine. Ses descendants signèrent indifféremment : de la Martine, la Martine, de Lamartine, Lamartine.
Au milieu du xvnc siècle, la famille de Lamartine que de hauts emplois et de belles alliances avaient agrandie, se scinda en deux branches :
Les de Lamartine de la branche aînée prirent le titre de seigneurs d'IIurignv. Leurs armoiries étaient de gueules à deux fa s ce s d'or accompagnées en cœur d'un trèfle de même.
Les de Lamartine de la branche cadette furent