LES PREMIERS VERS
« supérieure à la française et à l'italienne » , Milton, Dryden, Gray, Thompson et Pope toujours ; « voilà un homme, dit-il, à qui je voudrais « ressembler, bon poète, bon philosophe, bon « ami, honnête homme1. »
Parmi les Italiens, c'est le Tasse, c'est l'Arioste, qui parfois pourtant le fait bailler, c'est Alfieri : « je l'aime à la folie ; il aimait tant les chevaux, « la poésie, les lettres, ses amis, les voyages et « la gloire-. »
Des Allemands, il ne connaît alors que le Werther de Gœthe qui lui « a fait, dit-il, la « chair de poule. Pourtant, il m'a redonné de « l'âme, du goût pour le travail, le grec. Il m'a « un peu attristé et assombri ; mais vive cette « tristesse-là. C'est celle que Montaigne aime « tant3 ! »
Montaigne ! il l'aimait alors comme La Fontaine. « Je ne le quitte pas, il est sur ma table « tout ouvert; il est sur ma cheminée, il est « dans ma poche! Oh! le bon homme! le beau « caractère! le cœur délicat et fier! Rien ne lui