‹ La jeunesse de LamartineChapitre 66 sur 227 · LES PREMIERS VERS 1 L · texte numérisé non relu

LES PREMIERS VERS 1 L

Raphaël, où la phrase est plus Bottante, plus baignée, quoique toujours mélodieuse.

Pour Mmo de Staël ou plutôt pour Corinne, c'est un engouement. « Je la lus en deux jours, « dit-il, me croyant transporté dans un autre « monde, idéal, naturel, poétique, opposé en « tout à cette aride et froide société. Je retrou- « vai là ces pensées si pures et si nobles aux- « quelles je ne pouvais plus croire sans me « regarder comme un fou, un original, un « homme d'un autre monde ; j'y retrouvai cet « amour de la nature et des beaux-arts jusqu'à « présent ma seule passion et cet amour clésin- « téressé, sincère, abandonné, vrai et puissant « que je concevais sans cependant l'espérer ni « en voir d'exemples1. »

Il ne se rappelait pas sans émotion la lecture qu'avait faite, à Belley, un de ses professeurs interrompant son cours, du Génie du Christianisme. C'avait été une révélation. Il lui arriva, par la suite, comme il l'avoue, de prendre Chateaubriand pour Rollin. Mais les Martyrs le laissent froid: « suntmala, sunt eximia. » Pourtant, il ne peut jamais lire René sans pleurer. « Cha-

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