Correspondance, t. I, p
F. Reyssié — La Jeunesse de Lamartine. S
(( teaubriand, dit-il plus tard, fut certainement « une des mains puissantes qui m'ouvrirent, dès « mon enfance, le grand horizon de la poésie « moderne1. »
Si le jeune Lamartine lisait beaucoup, il commençait aussi à faire des vers. « Cette délicieuse « musique de l'âme, écrivait-il, n'a de charmes « que dans l'amour ou dans le malheur2. » Il parlait là de sa poésie d'après la crise de 1817. Pour le moment, il est de son siècle ; sa muse est celle de Parny, de Bertin, de Dorât, de Voltaire. Ce sont petits vers gentils, coquets, bien coulants : ceux-ci, par exemple, adressés à son ami Guichard qui le réclame à Bienassis.
Oui, je vole à ton ermitage, Je vais me jeter dans tes bras; Vers ce délicieux rivage, L'amitié conduira mes pas...
Retrouverai-je la prairie
Où nous descendions le matin,
Horace ou Voltaire a la main,
Chercher la douce rêverie3 ?
I >ur8 familier de littérature.
•j. Correspondance, t. I, j). 118.
:;. Idem, t. I. |>. 158, 159.