‹ La jeunesse de LamartineChapitre 80 sur 227 · Nouvelles Confidences · texte numérisé non relu

Nouvelles Confidences

LAMARTINE i;t i.'acadkmik DE MAÇON 129

a J'ai été reçu l'autre jour, sans y songer, « écrit-il à Virieu le 2r mars, de l'Académie <!<• « Saône-et-Loire. J'ai été obligé de faire un « ennuyeux discours de réception sur l'étude d des littératures étrangères. J'y ai mis tout ce « que je sais d'italien, de grec, d'anglais suris tout. Tout le monde a été émerveillé de mes <( prétendues connaissances et de mon style de a vingt ans. On prétend qu'on n'a jamais rien « entendu de pareil dans leur sanctuaire ; tant « pis pour eux ! Je n'ai pas goûté le moindre « plaisir dans ce triomphe bien inattendu l. »

u T'ai-je dit, écrit-il à Guichard le 2 avril a suivant, que je venais d'être reçu, comme « malgré moi, de l'Académie des sciences, arts u et belles-lettres de ce département? T'ai-je « dit que je leur avais broché un discours de « réception sur l'étude des littératures étrangères « qui les a tous émerveillés, et où j'avais l'ait un « ample étalage de mes petites connaissances « sur les littératures grecque, latine, italienne, « anglaise et française? Prends-tu part à toute « la gloire de ton ami et en es-tu un peu fier2? »

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