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VOYAGE BN ITALIE GRAZIBLLA 1 'i7
temps-là, il écrit à Guichard des lettres passionnées et éplorécs.
Après un court séjour a Florence où il est reçu par son compatriote, M. de Fréminville,
auditeur au Conseil d'Etat, dont nous aurons beaucoup à parler et avec lequel il s'entretient déjà de morale et de métaphysique, il arrive enfin à Rome au commencement de novembre : « J'y « mène la vie d'un ermite, écrit-il à Yirieu, « j'erre le matin dans ses vastes solitudes, tout « seul le plus souvent ; je visite, un livre dans ma « poche, ces belles et désertes galeries des u palais romains; le soir, je travaille ou vais « visiter quelques altistes1. » Il est heureux, il foule la terre classique; ses auteurs favoris chantent dans sa mémoire. Il écrit à sa mère une lettre enthousiaste. La pauvre femme a vidé pour le vovage toute son escarcelle. « Qu'il est « jeune et débordant d'imagination, dit-elle « dans son journal, pour être ainsi livré à lui- « même dans ces pays lointains !... quel malheur « qu'un fils inoccupé ! malgré la répugnance de a la famille à le voir servir Bonaparte, nous